Langue et diversité


Durant mon dernier stage, j’ai accompagné mon enseignante associée à une formation sur l’exploitation des albums de la collection Coup de poing proposée par les bibliothèques de Montréal (voir le résumé de mon expérience ici). J’y ai aussi redécouvert le site internet d’Élodil (présenté dans le cadre du cours ASC2047, éducation et pluriethnicité au Québec) qui se donne pour mission de favoriser l’éveil au langage et l’ouverture à la diversité linguistique des élèves.

 

Plusieurs élèves montréalais sont allophones et l’on doit en tenir compte dans le choix de nos activités d’enseignement de la langue. Effectivement, selon mes notes de cours, le pourcentage d’élèves francophones dans les écoles montréalaises est passé de 46% à 36% entre 1998 et 2012 alors que le nombre d’élèves anglophones est resté assez stable à environ 20% et le nombre d’élèves allophones a augmenté pour passer de 32% à 43% durant la même période (CGTSIM, 2013). Les élèves allophones sont maintenant majoritaires dans les classes montréalaises et l’on doit s’y adapter, particulièrement quant à l’enseignement de la langue.

 

En effet, l’apprentissage d’une langue seconde est fort complexe, mais peut être facilité par une connaissance solide de la langue maternelle. Il est donc nécessaire que cette langue maternelle ait sa place à l’école pour permettre à l’élève un meilleur apprentissage de la langue française tout en légitimant sa langue maternelle et favorisant la possibilité pour cet élève de s’épanouir. Il existe encore dans certains milieux le concept de ‘tolérance zéro’ où l’on ne peut parler aucune autre langue que le français à l’école. J’avoue avoir adhéré à ce courant avant le cours ASC2047. Mais après le visionnement d’une vidéo présentant une chouette activité où un même conte était raconté aux élèves par plusieurs parents, chacun racontant sa partie dans sa langue maternelle. J’ai compris que l’on devait ouvrir l’école aux autres langues et les utiliser comme levier.

 

On parle de la langue comme un système avec la grammaire nouvelle et bien, si l’on espère faire comprendre une langue aux élèves, on doit pouvoir utiliser les connaissances sur les langues des élèves comme point de départ comme le proposent le constructivisme et ici, même, le socioconstructivisme puisque cette diversité commune saura enrichir les apprentissages de tous. Je comprendrai mieux une nouvelle langue si je peux la comparer à une langue connue et maitrisée puisque certains concepts sont communs d’une langue à l’autre comme le principe alphabétique (pour les langues alphabétiques bien sûr). Bref, le cours ASC2047 m’a ouvert les yeux sur bien des enjeux de l’éducation en milieu multiethnique, et particulièrement sur l’importance d’utiliser la diversité linguistique comme levier d’apprentissage pour tous les élèves.

 

Vous pouvez trouver ici un ensemble d’activités simples et rapides pour favoriser l'éveil au langage et à la diversité linguistique. Certaines de ces activités peuvent s’avérer fort intéressantes pour la suppléance.

 

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Éveil au langage et diversité linguistique
Voici un document qui regroupe des fiches d’exploitation clef en main pour sept albums jeunesse (dont trois albums Coup de poing) concernant l’éveil au langage et à la diversité linguistique. Encore une fois, des ressources fort utiles en suppléance !
Éveil au langage et diversité.pdf
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