Mon bilan - les forces


Je trouve difficile de pouvoir prétendre maîtriser une quelconque compétence professionnelle si tôt en début de carrière.

 

J’estime que la maîtrise des compétences professionnelles est un idéal à atteindre et que cette quête passe essentiellement par la compétence 11 soit « s'engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel». Peut-être est-ce parce que j’ai eu une précédente carrière en ingénierie où la formation continue était une condition sine qua non au droit de pratique professionnelle qu’aucune autre compétence ne déclenche autant de passion chez moi. C’est plus qu’une compétence, c’est une valeur.

 

Je ne peux concevoir enseigner sans continuer à apprendre. J’ai pu mettre à contribution ma capacité d’analyse approfondie quant au développement professionnel dans le cadre d’un essai rédigé sur le sujet dans le cours DDD1210 , Didactique générale et modèles d’enseignement au primaire et présenté comme artéfact dans l’un de mes premiers billets. D’ailleurs, tout au long de ma formation initiale, j’ai pu identifier des moyens pour parfaire mes connaissances, soit les formations, la participation à des congrès, la lecture de recherches et de livres sur le domaine de l’éducation et du développement des enfants. De fait, certains onglets ajoutés à mon portfolio démontrent bien toute l’importance que je porte à cette compétence.

 

J’ai pu voir en stage et en suppléance que le manque de formation continue a une influence directe sur l’expérience scolaire des élèves que ce soit au niveau de la façon dont la langue est enseignée qu’au niveau de l’utilisation des nouvelles technologies en classe. Comme le mentionnait Yves Nadon lors d’une conférence  à laquelle j’ai assisté à la fin 2013 : « Les élèves n’ont pas le choix d’être à l’école, mais nous, nous avons fait le choix conscient d’y être et enseigner. Ces enfants ne méritent-ils pas le meilleur de nous? »  Je suis convaincue que donner le meilleur de nous passe par le développement professionnel.

 

Outre la compétence 11, la compétence 1 recèle une importance capitale pour moi. Je vois la culture comme une curiosité, une façon d’être et l’aspect passeur culturel de cette compétence m’interpelle beaucoup. J’ai toujours cherché à exposer mes enfants à une foule de sujets et de domaines différents afin de leur amener cette curiosité essentielle à l’apprentissage et, ainsi, les rendre plus aptes à discuter de tout et de rien et à participer aux débats de société. C’est ce que je veux faire avec mes élèves. Les individus ayant une culture générale développée sont généralement des gens ouverts et qui aiment apprendre. J’adore ajouter un aspect culturel à des endroits où l’on y penserait moins, comme j’ai pu le faire sur Picasso dans le cadre d’une SAÉ en mathématiques pilotée en stage. J’ai eu aussi l’occasion de monter un projet culturel lors de mon second stage où les élèves ont réalisé une multitude d’activités et d’ateliers pour mieux connaître leur milieu de vie et l’artiste japonaise Miyuki Tanobe.

 

La culture est une affaire de curiosité, mais surtout d’expérience comme j’ai pu le vivre lors du cours DDD410E, Projet pédagogique dans le domaine de l’univers social. L’approche expérientielle que nous avons explorée et surtout expérimentée m’a rendue plus apte à intégrer à ma pratique cette approche si porteuse de sens pour les élèves au niveau des savoirs, mais aussi tout ce qui touche la culture en leur offrant des expériences marquantes et signifiantes. John Dewey, dans sa maxime « Learning by doing*» cernait bien toute la nécessité de l’expérience en éducation, surtout le fait qu’il est essentiel de ne plus séparer expérience de vie et expérience d’apprentissage. J’ai moi-même pratiqué l’expérience en culture par le biais des défis culturels que je me suis proposés chaque session. J’ai aussi ajouté quelques onglets à la section culture de mon portfolio pour y partager d’autres activités ayant contribué à améliorer ma culture.

 

Finalement, je pense maîtriser la compétence 8 «Intégrer les technologies de l'information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d'activités d'enseignement-apprentissage, de gestion de l'enseignement et de développement professionnel».  L’esprit « critique et interprète d’objets de savoir » de la première compétence est aussi présent ici. Effectivement, il est essentiel de se questionner sur la valeur ajoutée de l’utilisation des TIC. Les sept indicateurs de valeur ajoutée des TIC se retrouvent d’ailleurs dans mes notes du cours DDD3650, Application des technologies de l'information et de la communication en enseignement. Étant déjà critique de l’utilisation des technologies, ces indicateurs m'ont permis de bien identifier la valeur ajoutée d’une TIC. C’est ce que j’ai pu mettre en pratique lors de la création du site internet Multiplie tes chances dans le cadre du même cours. J’ai appliqué le même regard sur mon portfolio professionnel. J’utilise beaucoup ma capacité réflexive quant aux technologies.

 

La compétence 1 mentionne que nous sommes des passeurs culturels et la compétence 12 que nous devons agir de façon éthique. C’est ce que j’ai tenté de faire et d’inculquer à mes élèves du 3e cycle par mon système de motivation mis en place en stage 3 qui intégrait les TIC puisque basé sur les réseaux sociaux et leur utilisation éthique.  Mon expérience professionnelle m’a permis de développer une excellente compétence quant à l’utilisation des différents outils de bureautique (Word, Excel), de même que le logiciel InDesign. Je les utilise fréquemment pour créer des documents de travail pour moi et pour les élèves que ce soit en stage, suppléance ou pour des travaux universitaires.

 

Comme je le mentionnais en début de billet, je considère que le développement des compétences professionnelles n’est jamais réellement complété et passe inévitablement par l’expérience, les bons outils et, surtout, le développement professionnel. Trois compétences que je considère maîtriser particulièrement bien.

 

 

 

* Apprendre par expérience (traduction libre).

 


 

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Commentaires : 1
  • #1

    Hélène Meunier (dimanche, 29 janvier 2017 15:05)

    Wow! Excellent billet bilan Sophie! Les compétences sont bien explicitées, on comprend pourquoi tu considères bien les maîtriser. Les liens avec la théorie et la pratique sont pertinents. J'ai découvert des billets fort intéressants et des ressources que je ne connaissais pas.