L'oral oublié?


Je ne sais pas si c’est parce qu’il y a déjà près de 3 ans que j’ai suivi mon cours de didactique de l’oral au préscolaire et au primaire, mais il me semble encore que l’évaluation de l’expression orale des élèves passe souvent par les fameuses présentations orales. J’ai fait cette constatation lors de la remise du dernier bulletin de ma fille où la seule évaluation utilisée pour la note au bulletin était l’unique présentation orale de l’étape. Pourtant, l’évaluation de l’expression orale (ou de toute autre matière) d’un élève devrait inclure bien plus qu’une simple évaluation d’un seul type. Comme vu dans notre cours portant sur l’évaluation des apprentissages, un minimum de deux évaluations différentes est nécessaire pour poser un jugement valable.

 

J’ai l’impression, comme parent et comme stagiaire, que l’enseignement de l’oral est le parent pauvre de la planification, de l’enseignement et de l’évaluation. Jamais, en stage ou dans les classes de mes trois enfants, l’oral n’a fait l’objet d’un quelconque enseignement explicite alors que les présentations orales sont fréquentes et évaluées… De plus, les grilles d’évaluation utilisées sont disproportionnées et évaluent plus d’éléments de contenu que d’expression orale. En dehors du contexte scolaire, il est rare que l’on fasse des présentations orales, mais il est fréquent que l’on doive s’exprimer en public, défendre son point de vue ou se faire comprendre et, malheureusement, on ne peut actuellement prétendre former les élèves pour qu’ils y arrivent. Pourquoi n’y a-t-il pas une partie de l’évaluation qui porte sur la façon dont l’élève s’exprime en classe pour répondre aux questions, travailler en équipe ou entre amis ? Je me propose de bâtir des grilles d’observation et d’observer les élèves dans différents contextes pour avoir une réelle évaluation de leur maitrise de l’oral.

 

On a souvent tendance à penser que parler est naturel, mais il est essentiel que certains éléments soient enseignés de façon explicite pour s’assurer de bien développer la compétence 3 en français du PFEQ, soit communiquer oralement. Sans enseignement, il est impossible pour les élèves d’évaluer leur façon de s’exprimer n’ayant pas de balises quant aux attentes d’une communication efficace.

 

Dans le cadre du cours DDL2735 (didactique de l’oral au préscolaire et au primaire), nous avons vu les ateliers formatifs comme stratégie d’enseignement de l’oral. Il est important d’ancrer ces ateliers dans le quotidien des élèves et encore plus pour les élèves allophones. Effectivement, l’apprentissage de l’oral est un défi encore plus grand pour les élèves dont la langue maternelle n’est pas le français et qui n’en maitrisent pas encore les accents toniques et les prononciations. L’enseignement explicite par les ateliers formatifs leur sera particulièrement profitable.  

 

Comme travail de session pour le cours DDL2735, j’ai créé un atelier formatif sur le volume ayant vu en stage combien les élèves parlent faiblement lors de leurs présentations orales et combien ceci entrave la compréhension du message par l’auditoire.

 

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Atelier formatif sur le volume
Comme travail de session pour le cours DDL2735, j’ai créé un atelier formatif sur le volume ayant vu en stage combien les élèves parlent faiblement lors de leurs présentations orales et combien ceci entrave la compréhension du message par l’auditoire.
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